Parce que les enfants sont plus vulnérables que les adultes, parce qu’ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique, parce que le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société, le monde s’est doté en 1989 de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Depuis, ce traité fondamental est le socle de toute l’action d’UNICEF.
En 1989, les responsables politiques se sont engagés à construire un monde digne des enfants : la Convention relative aux droits de l’enfant a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations unies.
C’est la première fois de l’histoire qu’un texte international reconnait explicitement les moins de 18 ans comme des êtres à part entière, porteurs de droits sociaux, économiques, civils, culturels et politiques – des droits fondamentaux, obligatoires et non négociables.
Le consensus est inédit : avec 195 États, c’est le traité relatif aux droits humains le plus largement ratifié de l’histoire. Aujourd’hui, seuls les États-Unis et la Somalie manquent à l’appel.
Bien plus qu’un texte à forte portée symbolique, cette convention est juridiquement contraignante pour les États signataires, qui s’engagent à défendre et à garantir les droits de tous les enfants sans distinction et à répondre de ces engagements devant les Nations unies. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, composé d’experts indépendants, contrôle la mise en œuvre de la convention, en examinant les rapports que les États s’engagent à publier régulièrement dès lors qu’ils ont ratifié le traité.
La Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels ou encore appelé « Convention Lanzarote » adoptée par le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe en 2007 est un traité multilatéral conduisant les Etats signataires à criminaliser certains actes d’abus sexuels envers les enfants.
Le texte reprend les grands principes exposés dans la Convention relative aux droits de l’enfant de 1989 et ceux émanant de son deuxième protocole facultatif de 2000, mais il va encore plus loin en imposant notamment plusieurs dispositions. En effet, les Etats sont tenus à prendre les mesures nécessaires pour prévenir les abus sexuels envers les enfants, pour protéger les enfants victimes et pour pénaliser les auteurs.
Selon le texte, cela s’opère à travers de différentes manières :
- De meilleurs instruments pénaux
- Une coopération internationale
- Une coordination des actions au niveau national
- Des mesures de prévention systématiques, telles que la surveillance des délinquants et la formation des gens employés ou bénévoles travaillant avec des enfants
Les abus sexuels commis envers les enfants à l’aide des nouvelles technologies sont également pris en compte dans cette Convention.
La commission exécutive du Comité International Olympique (CIO) a adopté une déclaration de consensus sur le harcèlement et les abus sexuels dans le sport.
Ce document unique en son genre définit les problèmes, identifie les facteurs de risque et adresse des recommandations pour la mise en œuvre de solutions et de mesures de prévention. Il cherche à améliorer et à protéger la santé des athlètes en encourageant l’adoption de politiques de prévention efficaces et en sensibilisant davantage l’entourage de l’athlète à ces problèmes.
Il ressort des travaux de recherche que le harcèlement et les abus sexuels ont lieu dans tous les sports et à tous les niveaux. Ces actes sont toutefois plus fréquents dans le sport d’élite et semblent être avant tout le fait des membres de l’entourage de l’athlète, qui sont en position de pouvoir et d’autorité. Les recherches montrent également que le harcèlement et les abus sexuels dans le sport ont un impact négatif sérieux sur la santé physique et psychologique des athlètes, pouvant entraîner une baisse des performances et conduire à l’abandon de l’athlète.
La charte révisée de l’UNESCO prescrit des recommandations générales pour créer des programmes d’activités physiques efficaces, écologiques et sécuritaires.
La charte internationale de l’éducation physique et du sport de l’UNESCO a été révisée plusieurs fois depuis son adoption en 1978. Fondée sur les droits humains, la nouvelle version de la charte est ambitieuse : elle tente de traiter le plus d’éléments possible dans les domaines du sport et de l’éducation physique – de l’élaboration des politiques publiques à la création de programmes sécurisés et écologiques.
La charte reconnaît – entre autres points centraux – le besoin d’encourager à tous les niveaux le sport et l’activité physique. Elle recommande aux familles et aux éducateurs d’insister auprès des enfants, dès leur plus jeune âge, sur l’importance de l’éducation physique pour le bien-être. Le point neuf du préambule explique que celle-ci permet d’initier les enfants « aux compétences, aux attitudes, aux valeurs, aux connaissances, aux idées et aux joies qui [les] pousseront à participer aux activités physiques, au sport et à la vie sociale tout au long de [leur] vie. »





